L’homme, scientifique de formation et vice-président d’une très importante entreprise de fabrication de tabac, souhaite conserver l’anonymat. Voir le film avec. En , Révélations de Michael Mann porte déjà en lui les prémices de ce que sera le cinéma engagé post 11 Septembre: Format de projection 2. Ce grand art de la narration éclatée, où l’information nécessaire à la bonne compréhension de l’intrigue n’est jamais assénée mais amenée avec une virtuosité discrète, s’accompagne d’un réel talent à faire exister le moindre personnage secondaire, saisi dans des attitudes qui lui sont propres plutôt qu’en fonction de son seul intérêt fictionnel. Film génial, plein de suspense, avec des acteurs parfaits, et une très bonne BOF!!!
| Nom: | revelations al pacino |
| Format: | Fichier D’archive |
| Système d’exploitation: | Windows, Mac, Android, iOS |
| Licence: | Usage Personnel Seulement |
| Taille: | 13.80 MBytes |
La mise en scène, la façon dont est filmé le film, et les musiques sont géniales et l’enquête est extrêmement intéressante à suivre. Hier soir à la télé: Votre aide est la bienvenue! Les fabricants de tabac yankees s’engagent à verser milliards de dollars en dommages et intérêts pour atteinte à la santé publique! Révélations est son sixième long métrage.
revelagions A première vue, Révélations The Insider n’est qu’un film-dossier, un bon gros film-dossier « à l’ancienne », avec un journaliste d’investigation tenace et intègre Al Pacino, égal à lui-même, c’est-à-dire grandiose et passablement sur les dentsun informateur d’abord hésitant puis affamé de vérité Russel Crowe, à la hauteurde très méchants industriels du tabac prêts pacin tout pour faire taire leur ancien employé et une chaîne de télévision CBS courageuse mais pas téméraire.
L’histoire est vraie, jusque dans ses moindres détails, noms des personnages et lieux de l’action compris. Même le dénouement est connu: On pense évidemment aux Hommes du Président de Pakula, à toutes ces fictions efficacement paranoïaques et méchamment documentées qui abondaient dans les années Si Révélations n’était que ça, ap se contentait de nous faire jubiler avec intelligence devant l’incertaine défaite des puissants, ce ne serait déjà pas si mal, surtout comparé à la pompe puritaine de Magnolia, l’autre « gros film américain » du moment.
Rrvelations voilà, Michael Mann n’est pas Pakula: Alors que Pakula tenait jusqu’au bout la gageure d’un film sans vie privée, Bernstein et Woodward n’étant saisis que dans l’exercice routinier de leur enquête sur le Watergate, Mann veut tout et pacuno contraire: Révélations n’est pourtant pas réductible à une dénonciation des méfaits des fabricants de cigarettes, pas plus qu’il ne se contente de l’examen lucide des grandeurs et bassesses du journalisme-spectacle. Ce qui intéresse Mann, c’est la rencontre fatalement conflictuelle entre deux univers qui obéissent à des règles intangibles, représentés par des individus qui vacillent sur leurs bases et se retrouvent au bord de revelationw rupture affective et sociale.
Que devient un homme quand il quitte le système qui l’a fondé? Comment a-t-il encore prise sur le monde?
Révélations – la critique
Faut-il s’y dissoudre dans un soupir lassé ou continuer de croire qu’on peut agir sur lui? Comme dans Heat, Mann cherche à transformer en personnages fouillés des figures devenues archétypales. Il va ainsi à l’encontre du courant dominant du cinéma moderne, de De Palma à John Woo, qui a tendance à faire évoluer ses types dans des abstractions de plus en plus éthérées, propices aux délires universitaires comme aux analyses critiques les plus géométriques.
Alors que les plus brillants de ses confrères font flotter leurs figures dans des espaces libérés de toute pesanteur, et que les plus médiocres se contentent de leur assigner une psychologie aussi infantile que répétitive voir la fevelations du cinéma spectaculaire américainMann ne cesse de peser sur ses personnages, de leur inventer d’innombrables attaches de réel, afin de les rendre plus concrets et plus épais.
D’où l’accusation courante de lourdeur intrinsèque. Mais quand le De Palma de Snake eyes peine à concilier ses interrogations sur les déclinaisons de l’image avec une histoire d’ogives nucléaires presque débile et un conflit psychologique de derrière les fagots, Mann inverse le mouvement et se libère du corset sociologique qu’il s’est patiemment construit pour planer enfin avec ses personnages au-dessus de son propre film.
Parce que lui s’en est donné les moyens, avec la modestie patiente de celui qui se méfie de sa propension à l’image trop bien léchée et au raccourci trop esthète. Révélations commence donc par être un film incroyablement touffu et minutieux.
Pour raconter toutes les étapes d’un double processus de libération sans sombrer dans le laborieux, la méthode de Mann consiste à ne rien passer sous silence, à multiplier les occurrences et les personnages pour créer un flux scénaristique qui enveloppe le spectateur dans un manteau de faits le plus large possible.
En lieu et place de la frénésie du thriller, il préfère opter pour une temporalité plus lente et plus riche qui lui permet d’inclure ses personnages dans les multiples composantes de leur existence.

Il filme longuement les gestes les plus quotidiens, la façon qu’a Lowell Bergman de manipuler ses lunettes ou la fausse piste de la fille asthmatique de Jeffrey Wigand, et installe tranquillement les enjeux à venir sans jamais forcer l’arrivée de la fiction proprement dite.
Ce grand art de la narration éclatée, où l’information nécessaire à la bonne compréhension de l’intrigue n’est jamais assénée mais amenée avec une virtuosité discrète, s’accompagne d’un réel talent à faire exister le moindre personnage secondaire, saisi dans des attitudes qui lui sont propres plutôt qu’en fonction de son seul intérêt fictionnel.
De la même manière, chaque séquence est traitée comme un bloc autonome qui vient s’inscrire dans la vision d’ensemble et non comme une simple étape nécessaire vers la résolution finale.
Du coup, tout devient passionnant, la réunion des cadres dirigeants de CBS comme les débuts hésitants de Wigand en professeur de chimie, car tout est utile à la montée du suspens et à l’approche de héros qui n’en sont pas. Sur le principe de « l’un attend quand l’autre agit », Mann fait de Révélations un fascinant transfert de forces entre celui qui connaît la vérité et celui qui sait comment la transmettre.

D’autant que le film refuse l’explicite pour conserver sa forme de rébus paranoïaque et sait se ménager des pauses de contemplation qui viennent encore enrichir son rythme à la fois précautionneux et haletant. Grand motif mannien depuis Manhunter, les fenêtres et baies vitrées devant lesquelles s’abîment les personnages abondent et offrent un contrepoint poétique à l’agitation de l’intrigue.
Comme le De Niro de Heat semblait revelatioms sur Los Angeles illuminé dans une présence-absence mélancolique, Russel Crowe observe de sa chambre d’hôtel les bureaux de son ancienne entreprise et se laisse peu à peu gagner par le désespoir de l’exclu définitif.
Dans la séquence de « tempête sous un crâne » qui précède sa déposition au revelatios et son témoignage à revelationa télévisée dont Pacino est le producteur, alors qu’il est plus seul que jamais au milieu d’une pelouse immaculée, le regard du courageux informateur se perd sur le ciel et la mer, tandis que Mann ne filme plus que du vert et du bleu au lieu des jérémiades psychologiques attendues.
Révélations de Michael Mann – () – Film – Drame – L’essentiel –
Révélations est plein de ces moments d’arrêt et de grâce où le cinéaste s’affranchit de son dossier soudain encombrant pour capturer un peu de la douce indifférence du monde. Et toute la beauté du film réside dans la coexistence respectueuse de ses courants contradictoires et finalement complémentaires. Révélations est un film qui se mérite à mesure qu’il se savoure. Mary à tout prix ; Next Premium: Voir le film avec. Quand le porte-parole du gouvernement explique qu’il n’a pas Patti Smith en tête d’affiche d’un nouveau festival dans la La réponse parfaite de Gérard Mordillat au commentaire de Ya Le soldat du futur: Des membres du groupe Seventeen sont décédés dans un tsunami Alain Soral condamné pour propos antisémites.
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